Skip to main content
Caliban
Super User
Super User
September 14, 2026

💜 Écoute en avant-premiùre du nouvel album de Bilal Hassani "Bonsoir Paris" ✹

Et c'est reparti pour une nouvelle saison avec Deezer et la communauté.

L'annĂ©e derniĂšre j'ai eu l'occasion de vous emmener dans les Purple Doors Next, Contre St-Valentin et Trouble-fĂȘte.

Cette saison, je commence par le type d'Ă©vĂšnement oĂč tout a commencĂ© les listening parties.

Et sans transition aucune avec la derniÚre Purple Door, c'est à l'écoute en avant-premiÚre du nouvel album de Bilal Hassani à laquelle je vais assister.

 

PremiÚrement, comment j'en suis arrivé là ?

Et bien c'est trÚs simple, comme tout utilisateur.trice de la plateforme, je me rends réguliÚrement dans l'onglet Club de l'application Deezer.

Je complĂšte mes informations et je m'inscris aux diffĂ©rents concours. LĂ , j'avais hĂąte de dĂ©couvrir ce que Bilal allait nous proposer et j’ai donc cliquĂ© sur « Participer ». Je vais ĂȘtre honnĂȘte, on nous annonce 17 places
 Autant vous dire que je pensais n’avoir absolument aucune chance.

A la fin du concours, je reçois un mail m'informant de ma victoire. Comment ça j'ai gagnĂ© un truc ? Encore ? (Je crois que l'algorithme m'aime bien ou qu’ĂȘtre super utilisateur de la communautĂ©, ça offre quelques avantages, allez savoir ;p)

Bon évidemment, on me demande de confirmer ma participation au plus vite et celle de mon invité.e.

J'appelle mon amie : "Allo, ça t'intĂ©resse d'Ă©couter l'album de Bilal Hassani en avant-premiĂšre ? RĂ©ponds-vite parce qu’il n'y a que 17 places !"

Je lui vends une expĂ©rience unique, transcendantale et intimiste. (Deezer vous avez intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre Ă  la hauteur, car je vais me mettre dans la sauce sinon).

Elle accepte.

Je réponds au mail de Deezer et attends avec impatience la confirmation.

C'est validé.

J'ai trop hĂąte !!!

 

Nous avons rendez-vous dans un label.

Nous arrivons avec mon amie. Nous ne sommes pas vraiment sĂ»r.e.s d'ĂȘtre au bon endroit. Il n’y a pas de logo, ni de file d'attente, juste une personne qui patiente devant.

Je m'approche d'une porte en disant à mon amie " Je ne suis pas sûr que ce soit-là".

Je jette un Ɠil par-dessus cette porte. "C'est bien-lĂ , dis-je". Elle me demande comment je peux en ĂȘtre sĂ»r ? " Oh, et bien je viens de voir Bilal !" Il Ă©tait lĂ  sur un canapĂ© avec une partie de son Ă©quipe. Je commence Ă  rĂ©aliser que ce qui se passe est rĂ©el.

A 19h on nous fait rentrer à l'intérieur. Nos noms sont sur la liste.

Mon amie me dit « C’est la premiĂšre fois que je suis sur une liste ».

Dans la salle il y a quelques tabourets et des albums de Bilal absolument partout (on est deux doigts de faire la release party d’un nouveau papier peint). On s’assoit dans un petit coin de la salle face Ă  un Ă©norme fauteuil vert, une Ă©tagĂšre, une chaĂźne-hi-fi avec des baffes orange et les versions CD et vinyles du nouvel album de Bilal Hassani. Il y a Ă©galement des Ă©normes bacs partout dans la piĂšce avec les vinyles des artistes distribuĂ©s par le label. Les autres Deezer guest arrivent au fur et Ă  mesure. Avec mon amie, nous sommes quelque peu gĂȘnĂ©.e.s, car le public est incroyablement beau.

(Petite dĂ©dicace Ă  la personne avec une jupe verte et des escarpins bordeaux cĂŽtĂ© scĂšne, mon amie t’a trouvĂ© MA-GNI-FIQUE).

D’une petite porte sort la team de Bilal Hassani. J’ai à ma droite Marcus (influenceur et candidat de la saison 15 de Danse avec les Stars) et à ma gauche Sullivan Gwed. Mais tout est normal ! La star du jour arrive sous les applaudissements du public.

Bilal s’installe vers le canapĂ© juste face Ă  nous et salue l’ensemble de la salle. Il invite une personne du label qui commence Ă  lancer l’album directement (AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe).

Bilal l’arrĂȘte pour prĂ©senter rapidement son projet, puis lance officiellement cette fois-ci l’écoute.

Son iconique « BONSOIR PARIS ! » résonne à travers la piÚce.

 

L’écoute commence.

L’une des premiĂšres phrases est un extrait d’une archive de Dalida oĂč elle dit "Pour moi la libertĂ©, c'est vraiment de pouvoir s'unifier Ă  l’intĂ©rieur et d'ĂȘtre libre de soi-mĂȘme".

Pour Bilal Hassani, c’est une figure importante de son enfance, et de maniĂšre gĂ©nĂ©rale c’est une maniĂšre d’ouvrir l’album par une cĂ©lĂ©bration de soi. Durant l’écoute, Bilal ne peut s’empĂȘcher de remuer les lĂšvres et de lipsyncquer sur le titre. La musique s’abaisse et les premiĂšres notes de Beaucoup, titre qui est dĂ©jĂ  sorti, retentissent. Il se lĂšve et dit « Celle-lĂ , vous la connaissez ! ».

 

 

A partir de cet instant, Bilal ne retrouvera plus jamais le fauteuil vert et nous livrera tout au long de la soirée des performances lipsyncquées de son propre album.

Le public chante et est en fĂȘte. C’est la folie ! Marcus Ă  cĂŽtĂ© de nous est survoltĂ© ! Vient ensuite place au titre Capitale, qui Ă  ce moment, Ă©tait dĂ©jĂ  sorti sur les ondes. J’avais notamment eu l’occasion de voir Bilal l’interprĂ©ter Ă  l’occasion de la Purple Trouble-fĂȘte.

 

 

Dans la piĂšce, il fait terriblement chaud, mais Bilal sait faire le show et utilise son Ă©ventail pour accentuer son cĂŽtĂ© star de la pop et il est bien prĂȘt Ă  nous choquer avec Oui, c’est moi.

 

 

Il nous embarque alors au cƓur de la fĂȘte. On a envie d’ĂȘtre avec lui une « sexy bXtXXXs, sexy chics aux cheveux longs cheveux slick ». C’est un titre dansant, pop qui culmine et nous Ă©lĂšve au plus haut de la soirĂ©e.

Cependant, le titre suivant, vient proposer une petite pause dans cette cĂ©lĂ©bration, un temps d’introspection et de retour Ă  la rĂ©alitĂ©. Bilal dans ce titre raconte, ces moments oĂč au milieu de la nuit et de la fĂȘte, nous sommes rattrapĂ©.e.s par les dĂ©mons qu’on essaie

d’oublier, de mettre de cĂŽtĂ© et qui sont pourtant toujours lĂ . Ces moments de solitude, alors qu’on n’a jamais autant Ă©tĂ© entourĂ©.

Je ne danse pas s’inscrit ainsi dans l’album en en prenant le contre- pied et en proposant une chute brutale et intense au milieu des Ă©toiles. C’est cependant un titre bouleversant d’honnĂȘtetĂ©, de sincĂ©ritĂ© et qui dĂ©montre la profonde humanitĂ© de ce.ll.eu.x qui vivent

de la nuit et de la fĂȘte.

 

 

Nouvelle bascule ensuite avec le titre Strip tease .

 

 

DÚs les trois premiÚres notes on entend que le registre change complÚtement. Le titre se veut fun et énergique. On range ses larmes et on est de retour sur le dance floor . Bilal nous fait des vibes dans tous les sens (Il lipsyncque trÚs bien les vibes

d’ailleurs). Tout Ă  coup j’entends « Les mecs m'adorent j’suis au top j'ai la forme ». Mais je connais ça. Mon cerveau rĂ©flĂ©chit et j’ai alors l’image d’un groupe de gars de la fin des annĂ©es 2000 nommĂ© PZK qui refait surface. Je suis hilare de ce sample du titre Les filles adorent, auquel je n’aurai absolument jamais pensĂ©.

 

Le titre suivant Bounce est quant Ă  lui dans une dynamique bien plus Ă©lectro. Des morceaux de phrases se rĂ©pĂštent et forment des loops qui s’intĂšgrent Ă  l’instrumental. C’est un titre qui est fait pour se trĂ©mousser.

 

 

Place ensuite Ă  la version mitcho de Bilal avec le titre Won euro dollar. Il interprĂšte une diva plus intĂ©ressĂ©e par la CB de son partenaire que par le partenaire lui-mĂȘme et c’est Ă  mourir de rire ! Le titre donne Ă©galement envie de se dĂ©hancher.

 

En ce qui concerne le titre suivant, j’avais dĂ©jĂ  eu l’occasion d’écouter quelques extraits sur lesrĂ©seaux sociaux et j’avais hĂąte de l’entendre intĂ©gralement. XMEN est un titre fort. Bilal nous dit d’ailleurs que c’est l’un de ses morceaux prĂ©fĂ©rĂ©s sur l’album et celui dont il est le plus fier. Ce titre traite de sa personnalitĂ©, de son identitĂ© de genre et s’inscrit dans le prolongement de ce qu’il avait proposĂ© avec Il ou elle.

Le jeu de mot XMEN est une pĂ©pite, puisqu’il permet de transformer Bilal en un hĂ©ros, un mutant de l’univers Marvel et en mĂȘme temps de jouer sur la confusion des genres. Bilal montre dans ce titre qu’il fait dĂ©sormais abstraction des personnes qui ne cessent de le critiquer, tout en s’obstinant Ă  parler de lui. Son lipsync sur le titre Ă©tait Ă©galement hilarant avec une parfaite imitation des rageux qui dĂ©versent « leur vomi » sur les autres.

 

 

Les paroles sont déjà iconiques :

« BXtXX that's who I am

X X X X X XMEN

Tu dis que je suis beurk mais tu veux quand mĂȘme la photo

X X X X X XMEN

Monte sur le tatami, qui a le plus gros katana »

 

Avec un humour et une plume aiguisés, Bilal parvient à répondre à tous ses détracteur.trice.s de la

plus drĂŽle des maniĂšres.

 

Pour le titre Plus fort, je dois dire que j’ai quelque peu failli Ă  la mission. En effet, au moment oĂč la chanson fait « Encore une histoire, oĂč j'connais le quart, des gens qui dansent autour de moi », nous avons entendu un hurlement et des applaudissements. A cet instant, LĂ©na Situations est entrĂ©e dans la salle.

 

Cette derniĂšre est arrivĂ©e avec sa camĂ©ra des vlogs d’AoĂ»t et elle s’est assise juste devant nous (D’une certaine façon, on pouvait dire que j’avais LĂ©na Situations Ă  mes pieds
). Avec mon amie, notre cerveau a littĂ©ralement grillĂ© sur place. La vlogueuse a filmĂ© la salle et la fin de l’écoute. Je peux dĂ©sormais affirmer que « J’ai fait l’ultime saison des vlogs d’AoĂ»t
 (enfin mon

bras et un bout de mes cheveux) ». Mais promis, on s’est reconcentrĂ© pour les deux derniers titres de l’écoute.

 

Avec Artificiel, Bilal nous raconte un flirt de fin de soirĂ©e, qui se prend un peu trop au sĂ©rieux. Ce moment oĂč l’on flash sur une personne et qu’on a l’impression qu’on est fait pour elle. On a conscience que ce qui se passe est effectivement « artificiel », mais cela n’enlĂšve en rien Ă  une certaine douceur de l’instant prĂ©sent.

 

 

Enfin, l’ultime titre de cette session n’est nul autre qu’un duo iconique avec Kalika dĂ©nommĂ© PopStar. Le titre est dansant, il ne se prend pas vraiment la tĂȘte, mais sonne comme une sorte d’apothĂ©ose de fin de soirĂ©e, qui vient conclure ces 33 minutes d’écoute.

 

 

Bilal pose alors l’éventail et reprend le micro. Il remercie avant tout sa maman, son Ă©quipe, ses fans, ses ami.e.s qui sont lĂ  pour lui et qui l’accompagnent dans toutes ses folies. Il remercie aussi Deezer et ses Ă©quipes pour avoir participĂ© Ă  l’organisation de l’écoute.

Bilal nous rappelle Ă©galement la difficultĂ© du paysage musical français aujourd’hui et notamment du fait que son album est une autoproduction. Il espĂšre ainsi que cet album qu’il a voulu comme une cĂ©lĂ©bration, une fĂȘte, sera achetĂ© par le plus grand nombre car « Ça nous a coĂ»tĂ© de l’argent du vrai, pas des simflouz !».

A l’issue de l’écoute, on se retrouve tou.te.s dehors sur le parvis du label. Bilal vient Ă©changer avec les personnes prĂ©sentes. Avec mon amie, on le voit progressivement venir vers nous et nous taper la discute. Et lĂ , en une fraction de seconde et avec un excĂšs de confiance je l’ai tutoyĂ© comme si je le connaissais depuis le lycĂ©e.

Le moment Ă©tait d’une simplicitĂ© dĂ©concertante. Pas de fioriture, juste une personne qui a partagĂ© un morceau de lui et qui a juste Ă©tĂ© heureux de le faire. On n’avait pas du tout la Pop Star ou la diva face Ă  nous. Juste un humain. Nous avons pu discuter des titres que nous avons aimĂ©s, de leur restitution quasi organique durant l’écoute.

En effet, son corps Ă©tait complĂštement investi par la production et le partage de l’album. Mon amie lui a expliquĂ© qu’elle le dĂ©couvrait vraiment ce soir-lĂ  et lui-mĂȘme Ă©tait content qu’elle le dĂ©couvre dans ces conditions. On a Ă©galement pu lui poser des questions sur la fabrication de l’album, sa relation avec ClĂ©ment Sutus depuis ThĂ©orĂšme et il nous a Ă©galement parlĂ© de son travail avec Thomas Poussin.

 

 

A l’issue de cet Ă©change, nous avons fait une petite photo avec lui, on s’est saluĂ©s et il est parti discuter avec les autres personnes prĂ©sentes.

Avec mon amie, on a alors dĂ©cidĂ© de garder un souvenir de cette Ă©coute en allant acheter Ă  l’intĂ©rieur l’album en version physique (Histoire de l’écouter en avant-premiĂšre chez moi, alors que je n’ai plus de lecteur CD et que j’ai dĂ» attendre comme tout le monde la sortie en streaming sur Deezer pour le réécouter ?).

 

Nous sommes alors parti.e.s prendre le mĂ©tro, les Ă©toiles plein les yeux et avec un Ă©norme fou-rire en rĂ©alisant trois stations plus loin, ce qu’il venait de se passer. Ce fut une soirĂ©e magique notamment par la proximitĂ© que nous avons eue avec l’artiste et son

monde, et par la capacitĂ© de Bilal Ă  avoir voulu de maniĂšre extrĂȘmement simple partager son album, cĂ©lĂ©brer la vie et faire la fĂȘte tout simplement.

 

Pour conclure ce retour d’expĂ©rience, je ne pourrais que vous dire d’aller acheter

l’album de Bilal Hassani « Bonsoir Paris » et de l’écouter en boucle sur Deezer.

 

Et si je devais faire un top 3 de cet album, je vous recommanderais :

 

1. XMEN

2. Beaucoup

3. Bonsoir Paris

 

 

Et pour ma part, on se retrouve trĂšs prochainement pour une nouvelle aventure musicale avec la

communauté Deezer.

 

À bientît! 

1 commentaire

Lu M Watson
Super User
Super User
September 22, 2026

Wow ​@Caliban , ce reportage est digne d’un·e journaliste ! 👏👏👏 C’est pointu, les descriptions m’ont donnĂ© l’impression d’y ĂȘtre avec vous ! Je ne connais pas trĂšs bien la discographie de Bilal Hassani mais ça a l’air d’ĂȘtre une chouette personne :)

(Elle/elle) 🐍 Mood: I'm afraid - Charli XCX